{"id":6723,"date":"2020-10-27T12:44:07","date_gmt":"2020-10-27T12:44:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/?post_type=report&#038;p=6723"},"modified":"2021-02-23T10:31:33","modified_gmt":"2021-02-23T10:31:33","slug":"propulser-une-reprise-vigoureuse","status":"publish","type":"report","link":"https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/fr\/rapport\/propulser-une-reprise-vigoureuse\/","title":{"rendered":"Propulser une reprise vigoureuse"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le d\u00e9fi<\/h2>\n\n\n\n<p>Pour les Canadiens et Canadiennes, la pand\u00e9mie de COVID-19 est une situation d\u2019urgence \u00e9conomique et sanitaire qui ne survient qu\u2019une fois dans une vie et qui a exacerb\u00e9 les faiblesses structurelles de notre \u00e9conomie. Les d\u00e9cideurs politiques sont donc confront\u00e9s \u00e0 un double d\u00e9fi d\u2019une ampleur consid\u00e9rable : ils doivent poser les bases d\u2019une reprise s\u00fbre et durable tout en mettant en place un plan \u00e0 long terme pour la croissance \u00e9conomique et la prosp\u00e9rit\u00e9.<br><br>La priorit\u00e9 imm\u00e9diate des gouvernements est d\u2019endiguer la propagation du virus. Un nouveau confinement de l\u2019ampleur de celui observ\u00e9 au printemps 2020 serait catastrophique pour les travailleurs, les familles, les entreprises et la soci\u00e9t\u00e9 dans son ensemble. \u00c0 terme, les gouvernements manqueraient de marge de manoeuvre budg\u00e9taire pour fournir un soutien au revenu et une stimulation \u00e9conomique.<br><br>Au cours des derniers mois, le Conseil canadien des affaires a \u00e9mis une s\u00e9rie de recommandations pour faire face \u00e0 la crise sanitaire et \u00e9conomique. Entre autres priorit\u00e9s, nous avons soulign\u00e9 le besoin de renforcer la coordination et la coh\u00e9rence entre les niveaux de  gouvernement dans la lutte contre le virus, en nous appuyant sur les meilleures preuves scientifiques disponibles. Nous avons demand\u00e9 que les tests et la recherche des contacts soient g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9s, syst\u00e9matiques et rapides, que les lignes directrices en mati\u00e8re de la sant\u00e9 publique soient mieux d\u00e9finies et que ces r\u00e8gles soient respect\u00e9es afin de garder le virus sous contr\u00f4le. Nous avons exhort\u00e9 les organismes de sant\u00e9 publique \u00e0 faire preuve de plus de transparence quant aux lieux o\u00f9 se produisent les \u00e9pid\u00e9mies et aux causes de celles-ci. Nous avons soulign\u00e9 \u00e0 maintes reprises le besoin d\u2019une aide cibl\u00e9e pour les employeurs et les travailleurs des secteurs les plus durement touch\u00e9s, notamment le tourisme et l\u2019h\u00f4tellerie.<br><br>Il reste encore beaucoup \u00e0 faire dans chacun de ces domaines. Toutefois, l\u2019objectif du pr\u00e9sent document est d\u2019aller au-del\u00e0 de la pand\u00e9mie et d\u2019examiner certains des d\u00e9fis structurels sous-jacents auxquels est confront\u00e9e l\u2019\u00e9conomie canadienne, et d\u2019aider \u00e0 structurer un d\u00e9bat plus large sur les politiques n\u00e9cessaires pour surmonter ces d\u00e9fis. Les dommages \u00e9conomiques irr\u00e9versibles de la COVID-19 seront importants, tant au niveau mondial que national. L\u2019endettement combin\u00e9 des gouvernements f\u00e9d\u00e9ral et provinciaux, des m\u00e9nages et des entreprises sera beaucoup plus \u00e9lev\u00e9, tout comme le taux de ch\u00f4mage, par rapport aux niveaux de 2019.<br><br>Au cours des prochains mois, nous allons nous adresser \u00e0 un grand nombre d\u2019intervenants et les inviter \u00e0 nous faire part de leurs id\u00e9es, strat\u00e9gies et solutions. Le point de d\u00e9part de ces discussions est la reconnaissance du fait que le Canada fait face \u00e0 d\u2019importantes perturbations \u00e9conomiques. Le plus \u00e9vident est peut-\u00eatre le vieillissement de la population de notre pays. Chaque ann\u00e9e, les tendances d\u00e9mographiques resserrent les march\u00e9s du travail et les r\u00e9serves de talents, ce qui a tendance \u00e0 r\u00e9duire les recettes fiscales et \u00e0 augmenter la demande en services sociaux et en sant\u00e9. Ajoutons \u00e0 cela le faible bilan du Canada en mati\u00e8re productivit\u00e9 de la main d\u2019oeuvre, un probl\u00e8me qui ne date pas d\u2019hier, les obstacles structurels \u00e0 la croissance des entreprises mondiales bas\u00e9es au Canada et les obstacles r\u00e9glementaires qui vont bien au-del\u00e0 des pipelines.<\/p>\n\n\n\n<p>En tant qu\u2019\u00e9conomie de taille moyenne fortement d\u00e9pendante de ses exportations, le Canada doit faire face \u00e0 la mont\u00e9e du protectionnisme, \u00e0 l\u2019\u00e9rosion de l\u2019ordre international fond\u00e9 sur des r\u00e8gles multilat\u00e9rales et aux changements g\u00e9opolitiques qui nous ont de plus en plus isol\u00e9s sur la sc\u00e8ne mondiale. Nous devons \u00e9galement relever, avec le reste du monde, le d\u00e9fi multidimensionnel des changements climatiques mondiaux, notamment la n\u00e9cessit\u00e9 de disposer d\u2019infrastructures plus r\u00e9sistantes au climat et d\u2019investissements financiers importants pour soutenir la transition vers une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 faibles \u00e9missions de carbone.<br><br>Enfin, et surtout, nous devons reconna\u00eetre qu\u2019une part croissante de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique ne repose pas sur des actifs mat\u00e9riels , mais bien sur des actifs immat\u00e9riels tels que la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, les logiciels, les donn\u00e9es et les marques, domaines dans lesquels le Canada accuse g\u00e9n\u00e9ralement du retard par rapport \u00e0 ses pairs. Plus de 90 % de la valeur de l\u2019indice boursier S&amp;P 500 r\u00e9side d\u00e9sormais dans ces biens immat\u00e9riels. La bo\u00eete \u00e0 outils traditionnelle de la politique \u00e9conomique du Canada doit \u00eatre mise \u00e0 jour si nous esp\u00e9rons voir na\u00eetre des entreprises nationales  innovantes, capables d\u2019\u00eatre comp\u00e9titives \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale dans cette \u00e8re nouvelle.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but de la pand\u00e9mie de COVID-19, nous avons vu comment une collaboration \u00e9troite entre les secteurs public et priv\u00e9 du Canada pouvait permettre de surmonter des probl\u00e8mes complexes et urgents. Annonc\u00e9 le 20 mars 2020, le \u00ab Plan canadien de mobilisation du secteur industriel \u00bb du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral a mis \u00e0 profit la force de la base industrielle du pays et l\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 des entreprises canadiennes pour r\u00e9pondre au besoin soudain de grandes quantit\u00e9s de fournitures essentielles pour la sant\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9, telles que des \u00e9quipements de protection individuelle, des produits d\u2019assainissement et des appareils de diagnostic.<br><br>Selon nous, l\u00e0 encore, tout le monde devra mettre l\u2019\u00e9paule \u00e0 la roue pour relever les d\u00e9fis \u00e9conomiques \u00e0 long terme auxquels le Canada est confront\u00e9. La n\u00e9cessit\u00e9 de rem\u00e9dier au sous-rendement du Canada en mati\u00e8re de productivit\u00e9 est au coeur de ces d\u00e9fis. \u00c0 long terme, le niveau de productivit\u00e9 est \u00ab le \u00bb facteur qui d\u00e9termine le niveau de vie d\u2019un pays. Depuis des d\u00e9cennies, les taux de productivit\u00e9 du Canada sont inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux de nos pairs, ce qui se traduit par une baisse des revenus et du pouvoir d\u2019achat des m\u00e9nages.<br><br>Comme l\u2019a r\u00e9cemment affirm\u00e9 David Dodge, ancien gouverneur de la Banque du Canada, \u00ab \u00e0 long terme, le revenu r\u00e9el des Canadiens et les programmes publics qu\u2019ils ch\u00e9rissent d\u00e9pendent de la valeur des biens et services (PIB) que les travailleurs et les entreprises du Canada produisent. On ne peut pas manger ce que l\u2019on ne produit pas. Et la valeur de ce que nous produisons en tant que pays est inf\u00e9rieure \u00e0 ce que nous consommons<sup>1<\/sup>. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un plan pour cr\u00e9er des emplois et d\u00e9velopper notre \u00e9conomie<\/h3>\n\n\n\n<p>Les choix que nous faisons aujourd\u2019hui auront des cons\u00e9quences importantes et durables pour les g\u00e9n\u00e9rations \u00e0 venir. Ainsi, dans l\u2019int\u00e9r\u00eat des g\u00e9n\u00e9rations futures, nous devons focaliser nos efforts sur l\u2019accroissement de notre capacit\u00e9 \u00e9conomique tout en relevant les d\u00e9fis imm\u00e9diats et \u00e0 long terme que posent les changements climatiques. Nous devons cr\u00e9er un environnement \u00e9conomique dans lequel les entreprises peuvent prosp\u00e9rer et cr\u00e9er de bons emplois, et dans lequel tous les Canadiens peuvent atteindre leur plein potentiel.<br><br>Pour accro\u00eetre la capacit\u00e9 de production du Canada, nous devons tirer parti du capital humain, physique et intellectuel du pays. Une productivit\u00e9 accrue se traduit par une croissance \u00e9conomique et de meilleurs revenus, lesquels rehaussent le niveau de vie, assurent la viabilit\u00e9 des programmes sociaux et une plus grande mobilit\u00e9 sociale.<\/p>\n\n\n\n<p>Si le Canada, avec sa population relativement restreinte, tient \u00e0 rester comp\u00e9titif au niveau mondial, il doit vendre plus de biens au reste du monde qu\u2019il n\u2019en consomme. Ce n\u2019est ni un point th\u00e9orique ni un sujet qui concerne uniquement les chefs d\u2019entreprise ou les actionnaires. L\u2019augmentation des revenus est une mesure \u00e9conomique fondamentale pour le bien-\u00eatre des m\u00e9nages canadiens, qu\u2019ils vivent \u00e0 Lethbridge, Gander ou Baie-Comeau. La productivit\u00e9 est le d\u00e9terminant qui fait toute la diff\u00e9rence entre croissance et stagnation \u00e9conomiques. Elle est le fondement de la r\u00e9ussite des collectivit\u00e9s et des nations.<br><br>Un plan de croissance \u00e9conomique cr\u00e9dible repose sur trois grands piliers : les gens, le capital et les id\u00e9es.<br><br><strong>Les gens :<\/strong> Le fondement de notre succ\u00e8s \u00e9conomique r\u00e9side dans notre capital humain. Nous devons le d\u00e9velopper et le renforcer.<br><br><strong>Le capital : <\/strong>Nous avons besoin d\u2019un environnement favorable qui attire les investissements, favorise la cr\u00e9ation de nouvelles entreprises et industries, et permet aux entreprises existantes de cro\u00eetre et de g\u00e9n\u00e9rer de bons emplois.<br><br><strong>Les id\u00e9es : <\/strong>Il est essentiel de g\u00e9n\u00e9rer de nouvelles id\u00e9es et de les mettre en pratique pour assurer la concurrence et la croissance. En cette p\u00e9riode de transition vers une \u00e9conomie o\u00f9 la cr\u00e9ation de richesse provient de plus en plus d\u2019actifs immat\u00e9riels tels que la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et les donn\u00e9es, il est essentiel que notre cadre \u00e9conomique soit dot\u00e9 d\u2019une bo\u00eete \u00e0 outils d\u2019innovation moderne.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-background\" style=\"background-color:#f0f0f0\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Six obstacles majeurs<\/h4>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><li>Les Canadiens vieillissent. La partie de la population \u00e2g\u00e9e de 65 ans ou plus \u00e9tait de 14 % en 2010, mais elle devrait atteindre 20 % d\u2019ici 2024<sup>2<\/sup>. Le vieillissement de la population affaiblit la croissance du PIB et fait en sorte qu\u2019il est plus difficile pour les employeurs de trouver les personnes dont ils ont besoin pour se d\u00e9velopper et cro\u00eetre. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne exerce \u00e9galement une pression \u00e0 la hausse sur les d\u00e9penses publiques, notamment pour les soins de sant\u00e9 et les r\u00e9gimes de retraite.<\/li><li>Nous importons plus de biens et de services que nous n\u2019en produisons. Au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, les d\u00e9ficits courants de notre pays avec le reste du monde ont oscill\u00e9 entre deux et trois pour cent du PIB. Les exportations non \u00e9nerg\u00e9tiques sont essentiellement rest\u00e9es stables et la part des exportations canadiennes \u00e0 destination des \u00e9conomies \u00e9mergentes est parmi les plus faibles des pays du G7 (\u00c9nonc\u00e9 \u00e9conomique de l\u2019automne 2018).<\/li><li>Le Canada a peine \u00e0 faire cro\u00eetre des entreprises ayant la taille n\u00e9cessaire pour \u00eatre concurrentielles \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale. En 2020, seulement 13 entreprises canadiennes figuraient dans le classement du Fortune Global 500, un classement annuel des 500 premi\u00e8res entreprises mondiales en termes de chiffre d\u2019affaires.<\/li><li>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les investissements des entreprises au Canada ont \u00e9t\u00e9 inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux des autres grandes \u00e9conomies avanc\u00e9es. Selon la Mise \u00e0 jour \u00e9conomique et financi\u00e8re 2019 du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral, les investissements r\u00e9els des entreprises ont augment\u00e9 entre 2015 et 2019 aux \u00c9tats-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne. Au Canada, ils ont fortement chut\u00e9 et ne sont pas pr\u00e8s de se relever<sup>3<\/sup>.<\/li><li>Un rapport Brookings<sup>4 <\/sup>de 2018 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les industries de pointe du Canada, y compris des secteurs aussi divers que la production automobile et a\u00e9rospatiale, les technologies de l\u2019information et l\u2019extraction du p\u00e9trole et du gaz, sont beaucoup moins productives que leurs homologues am\u00e9ricaines : \u00ab En 1996, la diff\u00e9rence de productivit\u00e9 entre le travailleur canadien moyen dans une zone m\u00e9tropolitaine et le travailleur am\u00e9ricain moyen dans une zone m\u00e9tropolitaine \u00e9tait d\u2019environ 17 %. En 2015, cet \u00e9cart \u00e9tait pass\u00e9 \u00e0 100 % \u00bb.<\/li><li>Avant la COVID-19, le ratio de la dette f\u00e9d\u00e9rale canadienne par rapport au PIB \u00e9tait de 30 %; aujourd\u2019hui il d\u00e9passe les 50 %, ce qui exercera d\u2019\u00e9normes pressions sur la capacit\u00e9 fiscale du gouvernement pour les ann\u00e9es \u00e0 venir. Comme l\u2019a d\u00e9clar\u00e9 l\u2019ancien vicegouverneur de la Banque du Canada, Paul Jenkins, \u00ab la source de financement la plus durable est une croissance \u00e9conomique soutenue, non pas une d\u00e9pendance \u00e0 de faibles taux d\u2019int\u00e9r\u00eat<sup>5<\/sup> \u00bb.<\/li><\/ol>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p>2 <a href=\"https:\/\/www150.statcan.gc.ca\/n1\/daily-quotidien\/190930\/cg-a003-fra.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www150.statcan.gc.ca\/n1\/daily-quotidien\/190930\/cg-a003-fra.htm<\/a> <br>3 <a href=\"https:\/\/www.budget.gc.ca\/efu-meb\/2019\/docs\/statement-enonce\/chap01-fr.html#s5\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.budget.gc.ca\/efu-meb\/2019\/docs\/statement-enonce\/chap01-fr.html#s5<\/a><br>4 <a href=\"https:\/\/www.brookings.edu\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Canadas-Advanced-Industries_18-06-05_FINAL2.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.brookings.edu\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Canadas-Advanced-Industries_18-06-05_FINAL2.pdf<\/a><br>5 <a href=\"https:\/\/www.cdhowe.org\/intelligence-memos\/paul-jenkins-%E2%80%93-long-%E2%80%A6-and-short-finding-equilibrium\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.cdhowe.org\/intelligence-memos\/paul-jenkins-%E2%80%93-long-%E2%80%A6-and-short-finding-equilibrium<\/a><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les gens<\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019atout le plus important du Canada est son capital humain. Nous avons l\u2019un des meilleurs taux de r\u00e9ussite dans l\u2019enseignement sup\u00e9rieur du G7 et un syst\u00e8me d\u2019immigration qui s\u2019est av\u00e9r\u00e9 l\u2019un des plus performants au monde. Nous devons miser doublement sur ces atouts.<br><br>Comme l\u2019a soulign\u00e9 Paul Romer, laur\u00e9at du prix Nobel de l\u2019\u00e9conomie, \u00ab ma premi\u00e8re recommandation est d\u2019investir dans les gens<sup>6<\/sup>\u00bb. Une strat\u00e9gie \u00e0 long terme pour le d\u00e9veloppement du capital humain est essentielle pour renforcer la r\u00e9silience de nos march\u00e9s du travail et accro\u00eetre la capacit\u00e9 de production du pays. Investir dans le capital humain et attirer de nouveaux arrivants dou\u00e9s sur notre territoire sont parmi les strat\u00e9gies les plus avis\u00e9es pour faire face aux forces incessantes de perturbation, de bouleversement et de changement fond\u00e9 sur les comp\u00e9tences.<br><br>Les d\u00e9cideurs politiques doivent donc travailler avec les provinces pour aider les Canadiens et Canadiennes \u00e0 acqu\u00e9rir les comp\u00e9tences dont ils ont besoin, attirer des immigrants hautement qualifi\u00e9s et accro\u00eetre la participation \u00e0 la population active, en particulier au sein des  communaut\u00e9s d\u00e9favoris\u00e9es. La concurrence mondiale pour les talents est intense et le deviendra probablement encore plus, les entreprises et les \u00e9conomies rivalisant afin d\u2019avoir le plus gros bout du b\u00e2ton dans ce monde de post-pand\u00e9mie. Le Canada doit se doter d\u2019une strat\u00e9gie ambitieuse ax\u00e9e sur les gens.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">D\u00e9velopper un effectif plus agile<\/h3>\n\n\n\n<p>La crise de la COVID-19 a acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 une transition qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 amorc\u00e9e dans le march\u00e9 du travail canadien. Une \u00e9volution technologique rapide, un contexte incertain et instable pour les exportations, la mont\u00e9e de l\u2019\u00e9conomie \u00e0 la pige et les changements d\u00e9mographiques continuels se sont combin\u00e9s pour cr\u00e9er une nouvelle r\u00e9alit\u00e9 pour les employeurs canadiens. <br><br>Disposer d\u2019un effectif agile et r\u00e9silient, qui soit dot\u00e9e de la bonne combinaison de comp\u00e9tences pour faire face \u00e0 l\u2019\u00e9volution des exigences techniques et cr\u00e9atives du march\u00e9 mondial, exige un investissement et une adaptation continus de la part des entreprises canadiennes. Cela n\u00e9cessite \u00e9galement des partenariats solides avec le gouvernement et les \u00e9tablissements d\u2019enseignement sup\u00e9rieur.<br><br>L\u2019explosion du nombre d\u2019emplois dans le domaine des technologies et de l\u2019informatique est un exemple probant de l\u2019\u00e9volution du march\u00e9 du travail. Au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, le nombre d\u2019emplois dans l\u2019\u00e9dition de logiciels au Canada a augment\u00e9 de 61 %, pour atteindre 50 000, tandis que le nombre d\u2019emplois dans la conception de syst\u00e8mes informatiques a  augment\u00e9 de 66 %, pour atteindre 258 000. Il n\u2019est donc pas \u00e9tonnant que certains dirigeants d\u2019entreprises et d\u2019\u00e9tablissements d\u2019enseignement sup\u00e9rieur aient demand\u00e9 que l\u2019\u00e9ducation, les comp\u00e9tences et la formation soient revisit\u00e9es; ils ont notamment insist\u00e9<sup>7<\/sup> sur le besoin de d\u00e9velopper la pens\u00e9e circulatoire et les comp\u00e9tences num\u00e9riques, et de trouver de nouveaux moyens de mettre les enseignants en contact avec les praticiens. <\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cadre du syst\u00e8me f\u00e9d\u00e9ral canadien, l\u2019\u00e9ducation rel\u00e8ve exclusivement des provinces, mais Ottawa peut faire beaucoup pour aider les Canadiens et Canadiennes \u00e0 obtenir l\u2019\u00e9ducation et la formation dont ils ont besoin. Les efforts que le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral d\u00e9ploie actuellement dans ce domaine s\u2019appuient principalement sur la partie II de la Loi sur l\u2019assurance-emploi (AE) et visent \u00e0 aider les ch\u00f4meurs \u00e0 se pr\u00e9parer \u00e0 l\u2019emploi, \u00e0 en trouver un et \u00e0 le conserver. Il en r\u00e9sulte malheureusement un ensemble disparate et insuffisant d\u2019initiatives annonc\u00e9es dans les budgets f\u00e9d\u00e9raux successifs, plut\u00f4t qu\u2019une strat\u00e9gie globale qui tienne compte de la nature \u00e9volutive du march\u00e9 du travail. Le besoin de r\u00e9forme est encore plus criant maintenant que la pand\u00e9mie a d\u00e9plac\u00e9 des millions de travailleurs canadiens. Certains de ces emplois reviendront une fois que la COVID-19 ne sera plus une menace, mais beaucoup d\u2019autres sont probablement disparus \u00e0 jamais. <br><br>\u00c0 notre avis, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral devrait collaborer avec les gouvernements provinciaux et territoriaux pour \u00e9laborer un programme exhaustif en mati\u00e8re de comp\u00e9tences qui aiderait les travailleurs d\u00e9plac\u00e9s \u00e0 s\u2019orienter diff\u00e9remment, \u00e9largirait les possibilit\u00e9s d\u2019apprentissage int\u00e9gr\u00e9 au travail pour les \u00e9tudiants et les dipl\u00f4m\u00e9s de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur (voir ci-dessous) et aiderait les Canadiens \u00e0 se perfectionner continuellement afin de rester comp\u00e9tents et d\u2019am\u00e9liorer leur employabilit\u00e9 \u00e0 mesure que la technologie et la soci\u00e9t\u00e9 \u00e9voluent. Les \u00e9l\u00e9ments ce  programme pourront \u00eatre pr\u00e9cis\u00e9s plus tard, mais ils devraient inclure ce qui suit :<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><li><strong>Des formations et des stages r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s \u00e9largis pour aider les ch\u00f4meurs canadiens \u00e0 s\u2019orienter vers des d\u00e9bouch\u00e9s bien r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s et plus stables dans l\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique.<\/strong> <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/paletteskills.org\/\" target=\"_blank\">Palette<\/a>, un projet pilote dirig\u00e9 par le Dr Arvind Gupta de l\u2019Universit\u00e9 de Toronto, est un exemple prometteur de ce qui pourrait fonctionner. Palette est une plateforme de perfectionnement qui met en relation les travailleurs des industries en difficult\u00e9 avec les entreprises \u00e0 croissance rapide qui ont du mal \u00e0 combler les postes tr\u00e8s en demande.<br><\/li><li><strong>Le d\u00e9veloppement du leadership pour l\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique. <\/strong>Plus l\u2019\u00e9conomie \u00e9volue et que de nouvelles industries voient le jour, plus le besoin de nouvelles comp\u00e9tences en leadership devient criant. Cela inclut des programmes de formation et de mentorat en gestion de l\u2019innovation ainsi que des \u00e9changes et des stages pour les cadres, autant les n\u00e9ophytes que ceux rendus en milieu de carri\u00e8re. Qu\u2019ils travaillent pour des entreprises \u00e9tablies ou en d\u00e9marrage, les gestionnaires ont besoin d\u2019occasions d\u2019apprendre aupr\u00e8s d\u2019entreprises canadiennes et internationales qui ont su g\u00e9rer efficacement l\u2019innovation et la croissance.<br><\/li><li><strong>Une r\u00e9vision vaste et approfondie du syst\u00e8me d\u2019assurance-emploi. <\/strong>Lorsque l\u2019assuranceemploi a \u00e9t\u00e9 introduite en 1940, elle \u00e9tait cens\u00e9e \u00eatre une responsabilit\u00e9 conjointe des employeurs, des travailleurs et du gouvernement. Aujourd\u2019hui, \u00ab il n\u2019existe pratiquement aucun m\u00e9canisme pour faciliter et garantir la participation des entreprises et des travailleurs \u00bb, a \u00e9crit feu Donna Wood, une des plus grandes expertes canadiennes en mati\u00e8re d\u2019assurance-emploi, dans un document de 2017 pour le Centre Mowat. Et ce, \u00ab en d\u00e9pit du fait que la quasi-totalit\u00e9 des co\u00fbts encourus [\u2026] sont pay\u00e9s par les cotisations d\u2019assurance sociale obligatoires pr\u00e9lev\u00e9es aupr\u00e8s de leurs \u00e9lecteurs<sup>8<\/sup>\u00bb. Pour mieux r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019\u00e9volution des demandes du march\u00e9 du travail, le syst\u00e8me d\u2019assurance-emploi doit mettre davantage l\u2019accent sur la formation ax\u00e9e sur les comp\u00e9tences et l\u2019adaptation au march\u00e9 du travail. Actuellement, le Canada est l\u2019un des pays industrialis\u00e9s qui d\u00e9pensent le moins pour les programmes d\u2019adaptation au march\u00e9 du travail<sup>9<\/sup>.<\/li><\/ol>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Aider les jeunes Canadiens et Canadiennes \u00e0 se b\u00e2tir une carri\u00e8re enrichissante<\/h3>\n\n\n\n<p>S\u2019il \u00e9tait difficile avant la pand\u00e9mie pour les jeunes de r\u00e9ussir la transition de l\u2019\u00e9cole vers le travail, la COVID-19 a rendu la t\u00e2che nettement plus difficile. La bonne nouvelle est qu\u2019une des solutions b\u00e9n\u00e9ficie d\u00e9j\u00e0 d\u2019un large soutien. Les \u00e9tudiants, les employeurs et les \u00e9ducateurs de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur s\u2019entendent pour dire qu\u2019il faut davantage de possibilit\u00e9s d\u2019apprentissage exp\u00e9rimental et d\u2019int\u00e9gration au travail, comme les formations d\u2019apprenti, les programmes d\u2019enseignement coop\u00e9ratif et les stages. En 2003, Mitacs, un organisme de recherche et de formation \u00e0 but non lucratif bas\u00e9 \u00e0 Vancouver, a lanc\u00e9 un programme de stages qui vise \u00e0 trouver des emplois dans le secteur priv\u00e9 pour les dipl\u00f4m\u00e9s en math\u00e9matiques et en sciences ayant un niveau d\u2019\u00e9tudes \u00e9lev\u00e9. Quatre ans plus tard, le programme a \u00e9t\u00e9 \u00e9largi pour inclure toutes les disciplines. Au fil des ans, Mitacs a soutenu plus de 10 000 stages de recherche, form\u00e9 plus de 19 000 \u00e9tudiants et participants postdoctoraux et soutenu plus de 1 300 collaborations internationales en recherche.<br><br><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.bher.ca\/fr\" target=\"_blank\">La Table ronde du milieu des affaires et de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur (TRMAES)<\/a>, que le Conseil canadien des affaires a lanc\u00e9e en 2015, r\u00e9unit les dirigeants des plus grandes entreprises et des \u00e9tablissements d\u2019enseignement postsecondaire du Canada afin de favoriser et de renforcer les possibilit\u00e9s de transition des jeunes vers le march\u00e9 du travail. Il s\u2019agit notamment de d\u00e9velopper l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me de l\u2019apprentissage int\u00e9gr\u00e9 au travail. Une de ses priorit\u00e9s actuelles est de trouver des moyens de mettre les \u00e9tudiants en contact avec des entreprises qui font face \u00e0 une myriade de d\u00e9fis li\u00e9s \u00e0 la COVID-19.<br><br>Alors que les d\u00e9cideurs politiques cherchent \u00e0 \u00e9largir les programmes d\u2019apprentissage int\u00e9gr\u00e9 au travail, ils devront \u00e9galement se concentrer sur les \u00e9tudiants qui pr\u00e9f\u00e8rent apprendre un m\u00e9tier et les jeunes pour lesquels un dipl\u00f4me universitaire classique de quatre ans n\u2019est pas le bon choix. La p\u00e9nurie de main-d\u2019oeuvre dans les m\u00e9tiers sp\u00e9cialis\u00e9s repr\u00e9sente un obstacle important \u00e0 l\u2019investissement et \u00e0 l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique dans de nombreuses r\u00e9gions du pays, et la demande devrait augmenter avec le d\u00e9part \u00e0 la retraite des baby-boomers. L\u00e0 aussi nous devons \u00e9largir les possibilit\u00e9s de formation pour les nouveaux arrivants sur le march\u00e9 du travail. Nous ne pouvons pas sacrifier une g\u00e9n\u00e9ration de talents \u00e0 cause de l\u2019h\u00e9catombe \u00e9conomique que la COVID-19 a suscit\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Renforcer notre effectif et attirer le talent<\/h3>\n\n\n\n<p>Le syst\u00e8me d\u2019immigration du Canada est depuis longtemps une source de nouveaux arrivants tr\u00e8s instruits et talentueux, ce qui profite simultan\u00e9ment au march\u00e9 du travail du pays et \u00e0 son \u00e9cosyst\u00e8me d\u2019innovation. Le Canada a atteint ce que peu d\u2019autres pays ont atteint : un niveau de soutien public relativement \u00e9lev\u00e9 pour des niveaux d\u2019immigration relativement \u00e9lev\u00e9s. Il s\u2019agit d\u2019un atout majeur pour le pays et, si le soutien public peut \u00eatre maintenu, il deviendra un avantage encore plus grand quand le Canada cherchera \u00e0 attirer des travailleurs qualifi\u00e9s pour contrer les effets du vieillissement de la population. Par cons\u00e9quent, nous devrions redoubler d\u2019efforts pour d\u2019attirer des immigrants qualifi\u00e9s. Les restrictions aux fronti\u00e8res et aux voyages dues \u00e0 la pand\u00e9mie ont interrompu le flux de nouveaux r\u00e9sidents permanents en 2020, mais d\u00e8s que les conditions le permettront, nous devrions augmenter consid\u00e9rablement les niveaux d\u2019immigration par rapport aux niveaux actuels.<br><br>Lanc\u00e9e en 2017, la Strat\u00e9gie en mati\u00e8re de comp\u00e9tences mondiales a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s  efficace pour faciliter l\u2019entr\u00e9e d\u2019immigrants poss\u00e9dant des comp\u00e9tences sp\u00e9cialis\u00e9es et une exp\u00e9rience internationale. En 2019, la strat\u00e9gie a permis d\u2019accueillir 12 000 travailleurs hautement qualifi\u00e9s au Canada, ce qui a \u00e9t\u00e9 reconnu dans le monde entier comme une innovation politique majeure aidant les entreprises \u00e0 croissance rapide \u00e0 trouver les talents dont elles ont besoin pour r\u00e9ussir et se d\u00e9velopper. De m\u00eame, les entreprises innovantes ont grandement appr\u00e9ci\u00e9 le volet des talents mondiaux, lequel leur permet de faire venir des talents hautement qualifi\u00e9s du monde entier, et ce, en un temps record. Mais il reste encore beaucoup \u00e0 faire pour attirer les meilleurs talents et tirer parti des effets de r\u00e9seau de l\u2019ambitieuse politique d\u2019immigration du Canada.<br><br>Une autre priorit\u00e9 essentielle est d\u2019attirer et de retenir les \u00e9tudiants \u00e9trangers. Les universit\u00e9s, coll\u00e8ges et \u00e9coles polytechniques du Canada ont fait d\u2019\u00e9normes progr\u00e8s pour attirer des \u00e9tudiants \u00e9trangers au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie. Leur nombre est pass\u00e9 d\u2019environ 240 000 en 2011 \u00e0 <br>495 000 en 2017. Cette vaste cohorte de talents repr\u00e9sente une \u00e9norme opportunit\u00e9 pour le Canada. Il est tout \u00e0 fait logique, en particulier dans les r\u00e9gions du pays o\u00f9 l\u2019offre de main-d\u2019oeuvre est en d\u00e9clin, de retenir les jeunes dipl\u00f4m\u00e9s qui ont une \u00e9ducation canadienne, des relations et des liens avec le pays. Actuellement, dans le contexte de la COVID-19 et des restrictions s\u00e9v\u00e8res frappant l\u2019entr\u00e9e des \u00e9trangers, cela repr\u00e9sente un d\u00e9fi consid\u00e9rable.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Accro\u00eetre la participation \u00e0 la population active <\/h3>\n\n\n\n<p>Parall\u00e8lement \u00e0 l\u2019immigration, l\u2019autre moyen \u00e9vident d\u2019accro\u00eetre la main-d\u2019oeuvre canadienne est d\u2019augmenter la participation \u00e0 la population active, c\u2019est-\u00e0-dire la part de la population adulte qui travaille ou cherche du travail. Dans l\u2019ensemble, le Canada obtient de bons r\u00e9sultats au niveau international en termes de participation \u00e0 la population active, et cela, en partie gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019augmentation du nombre de femmes sur le march\u00e9 du travail.<br><br>En 2019, un peu plus de 82 % des Canadiens \u00e2g\u00e9s de 25 \u00e0 64 ans faisaient partie de la population active, un record absolu. Mais cette statistique masque certaines disparit\u00e9s sous-jacentes importantes<sup>10<\/sup>. En effet, les femmes et les Canadiens issus de milieux marginalis\u00e9s ont g\u00e9n\u00e9ralement acc\u00e8s \u00e0 moins de possibilit\u00e9s sur le march\u00e9 du travail que les hommes. Le paradigme change lentement, mais les femmes consacrent plus de temps que les hommes aux t\u00e2ches de soins, ce qui entra\u00eene une s\u00e9gr\u00e9gation professionnelle et fait en sorte qu\u2019elles sont plus nombreuses \u00e0 risquer de se retrouver au ch\u00f4mage, notamment \u00e0 cause de l\u2019automatisation dans le secteur des services. En fait, une enqu\u00eate r\u00e9alis\u00e9e par Randstad en 2019 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que 30 % des femmes canadiennes qui travaillent s\u2019attendent \u00e0 perdre leur emploi dans les dix prochaines ann\u00e9es en raison des progr\u00e8s technologiques, tels que l\u2019automatisation et l\u2019intelligence artificielle.<br><br>Ces d\u00e9fis fondamentaux perdurent et doivent \u00eatre surmont\u00e9s, mais l\u2019impact de COVID-19 sur les femmes qui sont sur le march\u00e9 du travail a \u00e9t\u00e9 d\u00e9vastateur. En avril, la participation des femmes \u00e0 la population active est tomb\u00e9e \u00e0 son niveau le plus bas en trois d\u00e9cennies : 55,5 % contre 61,5 % un an plus t\u00f4t<sup>11<\/sup>. Bien que le taux d\u2019emploi des femmes ait quelque peu remont\u00e9 depuis, la pand\u00e9mie a port\u00e9 un coup s\u00e9v\u00e8re et potentiellement durable \u00e0 plusieurs secteurs dans lesquels elles jouent un r\u00f4le disproportionn\u00e9, notamment le commerce de d\u00e9tail, l\u2019h\u00e9bergement et les services de restauration. Cela ne fera qu\u2019amplifier les disparit\u00e9s entre les sexes au sein de la population active et expose les femmes \u00e0 un risque plus \u00e9lev\u00e9 de cessation d\u2019emploi, auquel viendront s\u2019ajouter de futures p\u00e9nalit\u00e9s salariales. <br><br>La pand\u00e9mie a \u00e9galement mis en lumi\u00e8re les probl\u00e8mes d\u2019\u00e9quit\u00e9 en mati\u00e8re d\u2019emploi auxquels sont confront\u00e9s les Canadiens issus de minorit\u00e9s ethniques et les peuples autochtones. Au d\u00e9but de la crise sanitaire, le taux de ch\u00f4mage des populations autochtones \u2015 le segment du march\u00e9 du  travail canadien qui conna\u00eet la croissance la plus rapide \u2015 \u00e9tait environ deux fois plus \u00e9lev\u00e9 que celui de l\u2019ensemble de la population. En septembre 2020, il y avait un \u00e9cart de cinq points de pourcentage \u00e0 la suite de la reprise \u00e9conomique post-confinement pour les peuples autochtones par rapport aux Canadiens non autochtones<sup>12<\/sup>. Des taux plus faibles de scolarisation, des conditions de vie inf\u00e9rieures aux normes et des facteurs li\u00e9s \u00e0 la sant\u00e9, notamment des taux disproportionn\u00e9s de mortalit\u00e9 infantile et de suicide, font partie des nombreux probl\u00e8mes complexes qui doivent \u00eatre r\u00e9solus afin d\u2019accro\u00eetre et de maintenir en poste la main-d\u2019oeuvre autochtone du Canada.<br><br>Comme d\u2019autres groupes marginalis\u00e9s, ce n\u2019est pas d\u2019aujourd\u2019hui que les personnes handicap\u00e9es sont au ch\u00f4mage, sous employ\u00e9es ou moins bien pay\u00e9es en raison d\u2019attitudes n\u00e9gatives et de pr\u00e9somptions erron\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9gard de leurs comp\u00e9tences et de leurs capacit\u00e9s. Le taux d\u2019emploi des personnes handicap\u00e9es se situe \u00e0 environ 65 % contre pr\u00e8s de 82 % pour les personnes non handicap\u00e9es, tandis que le taux de pauvret\u00e9 est de 40 % plus \u00e9lev\u00e9 chez les personnes l\u00e9g\u00e8rement handicap\u00e9es et de 200 % plus \u00e9lev\u00e9 chez les personnes lourdement handicap\u00e9es<sup>13<\/sup>. Ces difficult\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 aggrav\u00e9es par la pand\u00e9mie : pr\u00e8s de 36 % des personnes souffrant d\u2019une affection ou d\u2019un handicap de longue dur\u00e9e ont d\u00e9clar\u00e9 avoir perdu leur emploi de mani\u00e8re temporaire ou permanente depuis le d\u00e9but de la crise. <br><br>Au nom de l\u2019\u00e9quit\u00e9 et de la croissance \u00e9conomique, le Canada doit s\u2019efforcer d\u2019augmenter les taux de participation \u00e0 la vie active de tous les segments de la population. Nous pouvons commencer par \u00e9largir l\u2019acc\u00e8s \u00e0 des services de garde d\u2019enfants abordables, ce qui permet \u00e0 un plus grand nombre de femmes de participer au march\u00e9 du travail et constitue \u00e9galement une importante source d\u2019emploi pour les femmes \u2015 un moteur \u00e9conomique en soi. Des initiatives telles que le Programme pour l\u2019entrepreneuriat des communaut\u00e9s noires, r\u00e9cemment lanc\u00e9 par le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral, et l\u2019engagement BlackNorth, men\u00e9 par les entreprises, sont des exemples prometteurs du travail qu\u2019il faudra faire pour mettre fin au racisme syst\u00e9mique et \u00e9largir les possibilit\u00e9s d\u2019emploi des groupes marginalis\u00e9s. Les gouvernements et les employeurs ne doivent pas perdre de vue la n\u00e9cessit\u00e9 de cr\u00e9er des lieux de travail inclusifs et accessibles.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"630\" src=\"https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-76-1024x630.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-6729\" srcset=\"https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-76-1024x630.png 1024w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-76-300x185.png 300w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-76-768x472.png 768w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-76-325x200.png 325w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-76.png 1146w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption><strong>Sources:<\/strong> <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www150.statcan.gc.ca\/t1\/tbl1\/fr\/tv.action?pid=1410036501&amp;pickMembers%5B0%5D=3.1&amp;pickMembers%5B1%5D=4.1&amp;pickMembers%5B2%5D=5.3&amp;cubeTimeFrame.startYear=2015&amp;cubeTimeFrame.endYear=2019&amp;referencePeriods=20150101%2C20190101&amp;request_locale=fr\" target=\"_blank\">Statistique Canada<\/a>, <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/stats.oecd.org\/Index.aspx?DataSetCode=LFS_SEXAGE_I_R\" target=\"_blank\">OCDE<\/a>, <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.canada.ca\/content\/dam\/canada\/employment-social-development\/corporate\/reports\/briefing-binder-2019\/infographics\/labour-shortage-fr.pdf\" target=\"_blank\">Emploi et D\u00e9veloppement social Canada<\/a><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le capital<\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9conomie canadienne ne peut pas cro\u00eetre et les Canadiens ne peuvent pas esp\u00e9rer am\u00e9liorer leur niveau de vie sans un niveau d\u2019investissement plus \u00e9lev\u00e9 du secteur priv\u00e9. Les investissements des entreprises stimulent la productivit\u00e9 du travail, ce qui cr\u00e9e des emplois bien r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s et permet aux entreprises de survivre et de prosp\u00e9rer face \u00e0 une concurrence internationale f\u00e9roce. Selon Carolyn Wilkins, premi\u00e8re sous-gouverneure de la Banque du Canada, \u00ab l\u2019investissement rend les travailleurs plus productifs en augmentant le capital avec lequel ils doivent travailler. Vous pouvez d\u00e9blayer votre entr\u00e9e plus rapidement avec une souffleuse \u00e0 neige qu\u2019avec une pelle <sup>14<\/sup>\u00bb.<br><br>Malheureusement, la part des investissements des entreprises dans le PIB est plus faible au Canada que dans de nombreuses autres \u00e9conomies avanc\u00e9es \u2015 un signe inqui\u00e9tant du point de vue de la concurrence. En 2019, les chiffres de Statistique Canada et de l\u2019Organisation de coop\u00e9ration et de d\u00e9veloppement \u00e9conomiques (OCDE) montraient que les entreprises canadiennes investissaient environ 15 000 dollars par travailleur dans la machinerie, les immeubles, les infrastructures d\u2019ing\u00e9nierie et la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle. En comparaison, les entreprises de l\u2019OCDE investissaient <br>21 000 dollars par travailleur, tandis que les entreprises am\u00e9ricaines investissaient pour leur part 26 000 dollars. La m\u00eame ann\u00e9e, le cabinet Deloitte a indiqu\u00e9 que les investissements bruts priv\u00e9s en capital fixe du Canada ne repr\u00e9sentaient que de 10,8 % du PIB, soit le deuxi\u00e8me plus faible taux parmi les 12 pays pairs. Depuis 2008, les investissements des entreprises au Canada ont \u00e9t\u00e9 constamment inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux de pays comme la Cor\u00e9e du Sud, l\u2019Australie et la Su\u00e8de<sup>15<\/sup>.<br><br>En modelant l\u2019environnement des affaires, la politique publique joue un r\u00f4le essentiel pour aider \u00e0 persuader les investisseurs nationaux et \u00e9trangers d\u2019investir et de prendre des risques au Canada. Pour diverses raisons, cependant, le Canada a acquis la r\u00e9putation d\u2019\u00eatre un pays o\u00f9 il est difficile et extr\u00eamement long de faire d\u00e9marrer de grands projets d\u2019investissement. L\u2019annulation de grands projets tels que le pipeline Energie Est, d\u2019une valeur de 16 milliards de dollars, le projet Frontier de Teck, d\u2019une valeur de 21 milliards de dollars, et le projet d\u2019installation de gaz naturel liquide de Pacific NorthWest, d\u2019une valeur de 36 milliards de dollars, r\u00e9duira consid\u00e9rablement le volume des nouveaux investissements au Canada pendant de nombreuses ann\u00e9es. Tout aussi pr\u00e9occupante est la tendance croissante des entreprises ayant leur si\u00e8ge au Canada \u00e0 choisir de prendre de l\u2019expansion en dehors du pays, dans des r\u00e9gions qui offrent un environnement plus attrayant pour l\u2019investissement priv\u00e9. En fait, \u00e0 la fin de 2019, la valeur marchande des investissements directs canadiens \u00e0 l\u2019\u00e9tranger d\u00e9passait de 804 milliards de dollars les investissements directs \u00e9trangers au Canada<sup>16<\/sup>.<br><br>Bien que la liste des facteurs qui influent sur l\u2019investissement des entreprises au Canada soit longue et complexe, le pr\u00e9sent document porte principalement sur quatre domaines prioritaires qui pourraient d\u00e9bloquer les futures d\u00e9penses en capital : l\u2019infrastructure, le commerce  interprovincial, la r\u00e9forme r\u00e9glementaire et la comp\u00e9titivit\u00e9 fiscale. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"719\" src=\"https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-77-1024x719.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-6731\" srcset=\"https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-77-1024x719.png 1024w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-77-300x211.png 300w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-77-768x539.png 768w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-77-285x200.png 285w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-77.png 1144w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption><strong>Source: <\/strong>Statistique Canada, tableaux 36-10-047-01 et 36-10-0104-01<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Une nouvelle approche en mati\u00e8re d\u2019infrastructure<\/h3>\n\n\n\n<p>La plupart des discussions sur la n\u00e9cessit\u00e9 de disposer d\u2019infrastructures publiques de haute qualit\u00e9 au Canada ont tendance \u00e0 porter sur les actifs classiques tels que les routes, les ponts, les installations de traitement des eaux, les centres communautaires et autres. Bien qu\u2019importants et n\u00e9cessaires, ces projets sont insuffisants pour assurer la comp\u00e9titivit\u00e9 \u00e9conomique du pays dans l\u2019\u00e9conomie du XXIe si\u00e8cle.<br><br>Les investissements dans les infrastructures peuvent \u00eatre parmi les leviers les plus puissants dont disposent les gouvernements pour atteindre leurs objectifs \u00e9conomiques \u00e0 court et \u00e0 long terme. Mais les investissements qui am\u00e9liorent la courbe de croissance d\u2019un pays ne sont pas le fruit du hasard. Ils n\u00e9cessitent une planification minutieuse, un ensemble de priorit\u00e9s claires et un leadership politique. La pand\u00e9mie de COVID-19 a plong\u00e9 les gouvernements du Canada dans le rouge. Il est donc plus important que jamais de privil\u00e9gier les projets qui moderniseront notre \u00e9conomie et nous rendront plus productifs comme pays, tels que la connectivit\u00e9 num\u00e9rique, les grands r\u00e9seaux de transport et de transit urbain, et les r\u00e9seaux \u00e9lectriques \u00e0 faible \u00e9mission de carbone. <br><br>En tant que pays d\u00e9pendant fortement du commerce avec le reste du monde, le Canada devrait \u00e9galement investir strat\u00e9giquement dans des infrastructures qui am\u00e9liorent sa capacit\u00e9 \u00e0 fournir des biens et des ressources aux march\u00e9s mondiaux. Pour ce faire, il faut am\u00e9liorer l\u2019infrastructure des transports vers les \u00c9tats-Unis, partout au pays, d\u2019est en ouest, et dans les march\u00e9s mondiaux. Les incitations fiscales et une recapitalisation du Fonds national des corridors commerciaux, un programme couronn\u00e9 de succ\u00e8s, bas\u00e9 sur le m\u00e9rite et maintenant enti\u00e8rement financ\u00e9, sont deux leviers importants qui peuvent d\u00e9bloquer les investissements des secteurs priv\u00e9 et public au profit d\u2019infrastructures facilitant le commerce au Canada. <\/p>\n\n\n\n<p>Une strat\u00e9gie \u00e0 deux volets qui encourage l\u2019innovation et cr\u00e9e un environnement propice \u00e0 de nouveaux investissements dans l\u2019infrastructure num\u00e9rique, laquelle est d\u2019une importance cruciale pour le Canada, peut \u00e9galement favoriser des d\u00e9bouch\u00e9s \u00e9conomiques et am\u00e9liorer le niveau de vie. Par exemple, des investissements suppl\u00e9mentaires dans la technologie de la connectivit\u00e9 5G et dans la connexion \u00e0 large bande auraient des retomb\u00e9es consid\u00e9rables pour les Canadiens dans une panoplie de domaines allant de l\u2019agriculture et des soins de sant\u00e9 \u00e0 la gestion de l\u2019\u00e9nergie et aux transports.<br><br>Un autre d\u00e9fi pour le Canada consistera \u00e0 mobiliser les capitaux priv\u00e9s n\u00e9cessaires pour soutenir les nouveaux investissements. La Banque de l\u2019infrastructure du Canada (BIC) a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 2017 pour attirer des capitaux priv\u00e9s et de l\u2019expertise en gestion de projets et faire progresser la strat\u00e9gie du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral en mati\u00e8re d\u2019infrastructures. La banque a \u00e9t\u00e9 dot\u00e9e de 35 milliards de dollars et a re\u00e7u le mandat de travailler avec des coinvestisseurs priv\u00e9s et institutionnels pour soutenir des projets g\u00e9n\u00e9rateurs de revenus. Bien que seuls quelques accords aient \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, rares sont ceux qui remettent en question la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une telle agence pour catalyser des investissements importants. <br><br>Comme l\u2019a \u00e9crit le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, en 2018, alors qu\u2019il \u00e9tait doyen de la Rotman School de l\u2019Universit\u00e9 de Toronto, \u00ab la mesure op\u00e9rationnelle la plus simple et la plus claire pour \u00e9valuer une infrastructure strat\u00e9gique est sa capacit\u00e9 \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer de futurs flux de revenus. Si les entreprises et les m\u00e9nages appr\u00e9cient un service fourni par l\u2019infrastructure, ils devraient \u00eatre dispos\u00e9s \u00e0 payer pour ce service, que ce soit le fret, l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, la bande large, les tarifs d\u2019eau, de transit ou les p\u00e9ages routiers. Ces flux de revenus constituent le test d\u00e9cisif de la valeur \u00e9conomique du projet. Les flux de revenus qui d\u00e9passent le co\u00fbt de l\u2019emprunt justifient le financement de la dette par le secteur public et sont \u00e9galement plus susceptibles d\u2019attirer des capitaux priv\u00e9s<sup>17<\/sup>\u00bb.<br><br>Une autre fa\u00e7on de g\u00e9n\u00e9rer les capitaux n\u00e9cessaires \u00e0 la construction de nouvelles infrastructures consiste \u00e0 recycler les actifs, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 vendre ou \u00e0 louer des actifs publics existants au secteur priv\u00e9 et \u00e0 utiliser le produit de la vente pour financer de nouveaux projets sans augmenter la dette publique. L\u2019exp\u00e9rience r\u00e9cente de l\u2019Australie en mati\u00e8re de recyclage des actifs offre un certain nombre de le\u00e7ons utiles pour le Canada. En \u00e9tablissant un d\u00e9lai de deux ans pendant lequel les \u00c9tats et les territoires ont \u00e9t\u00e9 encourag\u00e9s \u00e0 vendre leurs actifs, le gouvernement national australien a contribu\u00e9 \u00e0 d\u00e9bloquer plus de 17 milliards de dollars pour le d\u00e9veloppement de nouvelles infrastructures, notamment de nouvelles infrastructures portuaires, routi\u00e8res et de transport de marchandises, ainsi que des syst\u00e8mes l\u00e9gers sur rail<sup>18<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"398\" src=\"https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-78-1024x398.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-6733\" srcset=\"https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-78-1024x398.png 1024w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-78-300x117.png 300w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-78-768x299.png 768w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-78-390x152.png 390w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-78.png 1142w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption><strong>Sources: <\/strong><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/image-src.bcg.com\/Images\/canada-15-v9_tcm9-172433.pdf\" target=\"_blank\">Boston Consulting Group<\/a>, <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/www3.weforum.org\/docs\/WEF_TheGlobalCompetitivenessReport2019.pdf\" target=\"_blank\">Forum \u00e9conomique mondial<\/a>, <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/canadianinfrastructure.ca\/downloads\/bulletin-rendement-infrastructures-canadiennes-2019.pdf\" target=\"_blank\">Bulletin de rendement des infrastructures canadiennes 2016<\/a><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Renforcer le commerce interprovincial<\/h3>\n\n\n\n<p>Depuis des d\u00e9cennies, les \u00e9conomistes, les experts politiques et m\u00eame de nombreux politiciens d\u00e9plorent l\u2019existence de barri\u00e8res commerciales interprovinciales; pourtant, le rythme de leur d\u00e9mant\u00e8lement est au point mort. Il est temps d\u2019arr\u00eater de se tra\u00eener les pieds. Selon Statistique Canada, les restrictions au commerce et \u00e0 la mobilit\u00e9 de la main-d\u2019oeuvre entre les provinces ont un impact \u00e9quivalent \u00e0 un tarif de 6,9 %<sup>19<\/sup>. Les Canadiens ont protest\u00e9 \u00e0 juste titre lorsque le pr\u00e9sident Donald Trump a impos\u00e9 des droits sur l\u2019acier et l\u2019aluminium canadiens, et pourtant, nous tol\u00e9rons les restrictions importantes que nos propres gouvernements imposent \u00e0 la circulation des biens et des services entre les provinces et les territoires. Cela est une pratique pernicieuse et autodestructrice.<br><br>La Banque du Canada a estim\u00e9 que la suppression des barri\u00e8res commerciales interprovinciales pourrait ajouter de 0,1 \u00e0 0,2 point de pourcentage \u00e0 la production annuelle potentielle. Une \u00e9tude r\u00e9cente de la Banque de Montr\u00e9al a conclu que l\u2019impact positif du libre-\u00e9change interprovincial \u00ab se cumulerait sur une d\u00e9cennie pour ajouter jusqu\u2019\u00e0 deux pour cent au PIB national, soit pr\u00e8s de 50 milliards de dollars<sup>20<\/sup>\u00bb. Cela repr\u00e9sente plus du double des exportations annuelles du Canada vers la Chine, le deuxi\u00e8me partenaire commercial en importance de notre pays.<br><br>Les gouvernements pourraient rendre un immense service \u00e0 l\u2019\u00e9conomie canadienne en acc\u00e9l\u00e9rant leurs efforts en vue d\u2019ouvrir le march\u00e9 canadien. Ce qui manque maintenant, c\u2019est une voie, un processus et un calendrier clairs pour r\u00e9former le commerce interprovincial, le tout assorti de mesures de responsabilisation et d\u2019objectifs pr\u00e9cis.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Retirer les obstacles r\u00e9glementaires<\/h3>\n\n\n\n<p>Une enqu\u00eate men\u00e9e aupr\u00e8s des membres du Conseil des affaires en janvier 2019 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que l\u2019inefficacit\u00e9 r\u00e9glementaire \u00e9tait le probl\u00e8me le plus important qui pesait sur la comp\u00e9titivit\u00e9 canadienne. Souvent, le probl\u00e8me provient de la duplication et de l\u2019alignement inad\u00e9quat des processus r\u00e9glementaires entre les gouvernements f\u00e9d\u00e9ral, provinciaux, territoriaux et municipaux. Au Canada, le fardeau de la r\u00e9glementation reste inconnu et, par cons\u00e9quent, ses impacts sur les entreprises ne sont pas comptabilis\u00e9s. <br><br>Les r\u00e9glementations trop compliqu\u00e8s et trop laborieuses sont plus qu\u2019un inconv\u00e9nient. Elles affectent directement la perception internationale du Canada en tant que lieu d\u2019affaires et sapent les efforts permanents d\u00e9ploy\u00e9s par notre pays pour attirer les investissements \u00e9trangers directs. Elles augmentent les co\u00fbts pour les consommateurs, r\u00e9duisent les possibilit\u00e9s d\u2019emploi et limitent la capacit\u00e9 des entreprises \u00e0 investir dans de nouvelles machineries et de nouveaux processus qui am\u00e9liorent la productivit\u00e9<sup>21<\/sup>. <br><br>Les exemples de grands projets qui ont connu de longs retards en raison de processus r\u00e9glementaires redondants et inefficaces abondent. Le projet de terminal \u00e0 conteneurs en eau profonde Laurentia de l\u2019autorit\u00e9 portuaire de Qu\u00e9bec et le projet de terminal Roberts Bank 2 \u00e0 Delta, en Colombie-Britannique, sont tous deux \u00e0 l\u2019\u00e9tude depuis pr\u00e8s de dix ans. Chacun de ces projets stimulerait l\u2019investissement, g\u00e9n\u00e9rerait de la croissance et \u00e9largirait les d\u00e9bouch\u00e9s commerciaux des entreprises canadiennes \u00e0 un moment o\u00f9 l\u2019\u00e9conomie et les travailleurs canadiens ont besoin de toute l\u2019aide possible, et o\u00f9 les gouvernements ont un besoin urgent de recettes fiscales qui d\u00e9couleraient d\u2019une activit\u00e9 commerciale accrue. <br><br>Comme nous l\u2019avons fait valoir dans le rapport de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re intitul\u00e9 <em><a href=\"https:\/\/thebusinesscouncil.ca\/fr\/initiative\/groupe-de-travail-sur-lavenir-economique-du-canada\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Un meilleur avenir pour les Canadiens<\/a><\/em>, ce dont nous avons besoin, c\u2019est un organisme de surveillance ind\u00e9pendant, capable de publier des rapports publics et dont le mandat l\u00e9gislatif transcenderait le cycle politique. La  mission de l\u2019agence serait de mettre en lumi\u00e8re l\u2019impact cumulatif de la r\u00e9glementation sur l\u2019\u00e9conomie nationale du Canada, ce qui aiderait les gouvernements \u00e0 tous les niveaux \u00e0 prioriser leurs efforts pour r\u00e9former et moderniser le syst\u00e8me. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, l\u2019Allemagne et le Danemark ont tous deux cr\u00e9\u00e9 des institutions de surveillance similaires, am\u00e9liorant la transparence et la responsabilit\u00e9 du syst\u00e8me r\u00e9glementaire tout en r\u00e9duisant la charge r\u00e9glementaire pesant sur les entreprises et les citoyens. La Colombie-Britannique, pour sa part, maintient un engagement politique \u00ab net z\u00e9ro \u00bb qui oblige le gouvernement \u00e0 maintenir le nombre total d\u2019exigences r\u00e9glementaires en dessous des niveaux de 2004 jusqu\u2019en 2022.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"397\" src=\"https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-79-1024x397.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-6735\" srcset=\"https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-79-1024x397.png 1024w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-79-300x116.png 300w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-79-768x297.png 768w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-79-390x151.png 390w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-79.png 1136w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption><strong>Sources : <\/strong><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.oecd.org\/investment\/fdiindex.htm\" target=\"_blank\">OCDE<\/a>, <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.doingbusiness.org\/content\/dam\/doingBusiness\/media\/Annual-Reports\/English\/DB2019-report_web-version.pdf\" target=\"_blank\">Banque mondiale<\/a><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Maintenir une fiscalit\u00e9 comp\u00e9titive<\/h3>\n\n\n\n<p>Une politique fiscale peut \u00eatre un outil puissant pour attirer et retenir les investissements et les talents. Si nous permettons aux taux d\u2019imposition au Canada de d\u00e9passer ceux de nos principaux partenaires commerciaux, les entreprises et les investisseurs seront davantage incit\u00e9s \u00e0 s\u2019implanter et \u00e0 se d\u00e9velopper ailleurs, et les travailleurs qualifi\u00e9s tr\u00e8s mobiles se d\u00e9placeront vers des territoires o\u00f9 ils pourront conserver une plus grande partie de leurs revenus. Inversement, un syst\u00e8me fiscal comp\u00e9titif agit comme un aimant \u00e0 la fois pour le capital et pour les travailleurs hautement qualifi\u00e9s, alimentant la productivit\u00e9 de l\u2019effectif et la croissance \u00e9conomique.<br><br>Au sortir de cette crise sans pr\u00e9c\u00e9dent, la reprise \u00e9conomique sera in\u00e9gale et difficile, ce n\u2019est donc pas le moment d\u2019augmenter les imp\u00f4ts. Durant la p\u00e9riode qui suivra la pand\u00e9mie, les pays du monde entier seront plus que jamais en comp\u00e9tition pour attirer les capitaux, et ceux qui ont de l\u2019argent \u00e0 investir auront de nombreuses possibilit\u00e9s. Le Canada ne peut pas se permettre d\u2019\u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un territoire \u00e0 taux d\u2019imposition \u00e9lev\u00e9.<br><br>Actuellement, le rapport entre les imp\u00f4ts et le PIB du Canada \u2015 soit le  niveau global d\u2019imposition par rapport \u00e0 la taille de notre \u00e9conomie \u2015 est l\u00e9g\u00e8rement inf\u00e9rieur \u00e0 la moyenne de l\u2019OCDE. Mais par rapport au PIB, les imp\u00f4ts sur les b\u00e9n\u00e9fices des entreprises et les cotisations sociales au Canada sont tous deux nettement plus \u00e9lev\u00e9s que la moyenne de l\u2019OCDE. L\u2019Allemagne, les \u00c9tats-Unis, le Royaume- Uni, la France, l\u2019Australie, la Su\u00e8de et le Danemark (entre autres pays) per\u00e7oivent tous moins d\u2019imp\u00f4ts sur les soci\u00e9t\u00e9s que le Canada par rapport au PIB<sup>22<\/sup>.<br><br>De la m\u00eame mani\u00e8re, les imp\u00f4ts sur le revenu personnel sont plus \u00e9lev\u00e9s au Canada, en proportion du PIB, que dans des pays comme l\u2019Allemagne, les \u00c9tats-Unis, la France, le Royaume-Uni, le Japon, la Cor\u00e9e et l\u2019Australie. Le taux d\u2019imposition marginal sup\u00e9rieur moyen sur le revenu des particuliers au Canada \u2015 taux f\u00e9d\u00e9ral et provincial combin\u00e9s \u2015 est de 53,5 %. \u00c0 titre de comparaison, il est de 47,5 % en Cor\u00e9e et en Allemagne, de 47 % en Australie et au Royaume-Uni, de 46 % aux \u00c9tats-Unis et de 33 % en Nouvelle-Z\u00e9lande<sup>23<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Outre une r\u00e9ductions importantes des taux d\u2019imposition des particuliers et des soci\u00e9t\u00e9s, comment le Canada peut-il faire en sorte que son syst\u00e8me fiscal soit plus comp\u00e9titif au niveau mondial? L\u2019un des moyens serait de d\u00e9placer progressivement le syst\u00e8me fiscal vers les taxes \u00e0 la  consommation, comme cela est la tendance dans la plupart des \u00e9conomies avanc\u00e9es. Une autre serait de moderniser et de simplifier le syst\u00e8me fiscal, en \u00e9liminant les d\u00e9penses fiscales inefficaces tout en r\u00e9duisant les co\u00fbts de conformit\u00e9. En 2019, une analyse de la Banque mondiale a class\u00e9 le Canada au 19e rang mondial pour la facilit\u00e9 de paiement des imp\u00f4ts des soci\u00e9t\u00e9s, loin derri\u00e8re des pays comme l\u2019Irlande, le Danemark et la Nouvelle-Z\u00e9lande. La m\u00eame \u00e9tude a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les entreprises canadiennes, toutes tailles confondues, avaient besoin en moyenne de 131 heures par ann\u00e9e pour pr\u00e9parer et payer leurs imp\u00f4ts. Leurs \u00e9quivalents en Australie et au Royaume-Uni n\u2019avaient besoin que de 105 heures pour s\u2019acquitter de leurs imp\u00f4ts, tandis que les entreprises en Finlande n\u2019avaient besoin que de 90 heures.<br><br>Pour y arriver, les gouvernements doivent s\u2019engager \u00e0 lutter contre l\u2019\u00e9vasion fiscale, notamment par l\u2019entremise du cadre d\u2019\u00e9rosion de la base d\u2019imposition et transfert de b\u00e9n\u00e9fices (BEPS) dirig\u00e9 par le G20 et l\u2019OCDE. L\u2019objectif ultime des d\u00e9cideurs politiques doit \u00eatre de mettre sur pied un syst\u00e8me fiscal qui favorise la croissance, la productivit\u00e9 et l\u2019innovation et qui cr\u00e9e un avantage concurrentiel pour le Canada plut\u00f4t que de dissuader les investisseurs et nuire \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019emplois.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"887\" src=\"https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-80-1024x887.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-6737\" srcset=\"https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-80-1024x887.png 1024w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-80-300x260.png 300w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-80-768x666.png 768w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-80-231x200.png 231w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-80.png 1139w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption><strong>Source : <\/strong><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/data.oecd.org\/tax\/tax-on-goods-and-services.htm#indicator-chart\" target=\"_blank\">OECD<\/a><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les id\u00e9es<\/h2>\n\n\n\n<p>Plus que jamais, la r\u00e9ussite \u00e9conomique du Canada d\u00e9pend de l\u2019exploitation de notre capital intellectuel. L\u2019innovation est le moteur de la croissance de la productivit\u00e9 qui, \u00e0 son tour, rehausse le niveau de vie. C\u2019est notre bien-\u00eatre collectif qui en d\u00e9pend.<br><br>Pourtant, notre \u00e9cosyst\u00e8me en mati\u00e8re d\u2019innovation est faible et d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9. Il est vrai que le Canada est relativement performant au d\u00e9but de la cha\u00eene de l\u2019innovation, comme le montrent les investissements publics dans la recherche fondamentale et le taux de cr\u00e9ation d\u2019entreprises. Mais nous faisons pi\u00e8tre figure lorsqu\u2019il s\u2019agit de d\u00e9velopper des entreprises innovantes et de cr\u00e9er des entreprises comp\u00e9titives \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale. Trop d\u2019entreprises \u00e0 fort potentiel quittent le Canada, en particulier dans des secteurs tels que les technologies de l\u2019information et m\u00e9dicales. C\u2019est comme si nous entra\u00eenions des athl\u00e8tes \u00e0 fort potentiel pour ensuite les envoyer \u00e0 l\u2019\u00e9tranger remporter des m\u00e9dailles olympiques pour d\u2019autres pays.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Am\u00e9liorer la commercialisation de notre recherche<\/h3>\n\n\n\n<p>Pour que notre pays puisse r\u00e9colter les fruits de nos investissements collectifs dans l\u2019innovation, nous devons am\u00e9liorer notre capacit\u00e9 \u00e0 transformer le savoir et le capital intellectuel en produits et services commerciaux. Historiquement, nous avons sous-estim\u00e9 notre propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle en tant que source de richesse \u00e9conomique et nous l\u2019avons brad\u00e9e \u00e0 des entreprises \u00e9trang\u00e8res. <br><br>Une partie du probl\u00e8me est que les d\u00e9penses publiques du Canada en mati\u00e8re de recherche et d\u00e9veloppement (R et D) ne constituent pas un moteur important de la croissance \u00e9conomique nationale. Les fonds distribu\u00e9s par les trois conseils subventionnaires aux universit\u00e9s, aux institutions de recherche et aux laboratoires publics devraient servir \u00e0 renforcer la capacit\u00e9 d\u2019innovation et la productivit\u00e9 du Canada. Ces fonds devraient soutenir un \u00e9cosyst\u00e8me d\u2019innovation plus large et contribuer \u00e0 combler l\u2019\u00e9cart entre les avantages publics et les co\u00fbts priv\u00e9s. Les arguments en faveur de telles d\u00e9penses sont toutefois affaiblis lorsque la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle d\u00e9velopp\u00e9e au Canada, avec l\u2019aide de fonds publics, finit par \u00eatre acquise par des entreprises \u00e9trang\u00e8res, de sorte que ce sont d\u2019autres pays qui profitent de la plupart des avantages commerciaux de cette propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle.<br><br>Le d\u00e9fi pour le Canada consiste \u00e0 cr\u00e9er un \u00e9cosyst\u00e8me d\u2019innovation plus solide qui contribue \u00e0 la croissance, \u00e0 la productivit\u00e9 et \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration du niveau de vie. Les incitations traditionnelles \u00e0 l\u2019offre \u2015 telles que les subventions \u00e0 la recherche universitaire ou les subventions fiscales \u00e0 la R et D \u2015 renforcent la capacit\u00e9 d\u2019innovation de l\u2019\u00e9conomie, mais ne tiennent pas compte de l\u2019aspect de l\u2019\u00e9quation li\u00e9 \u00e0 la demande. Autrement dit, nos politiques d\u2019innovation n\u2019ont pas assez de mordant pour arriver \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer la propagation et l\u2019adoption de nouvelles technologies, cr\u00e9er de nouveaux march\u00e9s et convertir les atouts scientifiques en performances \u00e9conomiques.<br><br>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, un nombre croissant d\u2019experts ont recommand\u00e9 au gouvernement f\u00e9d\u00e9ral de r\u00e9\u00e9quilibrer la politique d\u2019innovation canadienne en mettant davantage l\u2019accent sur la demande. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1006\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-81-1006x1024.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-6739\" srcset=\"https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-81-1006x1024.png 1006w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-81-295x300.png 295w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-81-768x781.png 768w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-81-197x200.png 197w, https:\/\/www.thebusinesscouncil.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/image-81.png 1143w\" sizes=\"auto, (max-width: 1006px) 100vw, 1006px\" \/><figcaption><strong>Sources : <\/strong>US Patents and Trademark Office, USPTD Patent Full-Text and Image Database<br><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00ab En fin de compte, en cr\u00e9ant de nouvelles opportunit\u00e9s de march\u00e9 et\/ou en intensifiant la concurrence, la politique d\u2019innovation ax\u00e9e sur la demande peut avoir une incidence directe sur les comportements des entreprises en qu\u00eate de profits et les inciter \u00e0 innover \u00bb, a \u00e9crit Peter Nicholson, pr\u00e9sident fondateur du Conseil des acad\u00e9mies canadiennes, dans un article publi\u00e9 en 2018 par l\u2019Institut de recherche en politiques publiques.<br><br>Les gouvernements peuvent stimuler la demande d\u2019innovations de pointe dans l\u2019\u00e9conomie de plusieurs fa\u00e7ons, notamment par l\u2019utilisation strat\u00e9gique des march\u00e9s publics (voir ci-dessous). Mais parmi les autres outils \u00e0 leur disposition, les d\u00e9cideurs politiques canadiens devraient envisager l\u2019adoption d\u2019une strat\u00e9gie ax\u00e9e sur une mission ou un d\u00e9fi en particulier pour stimuler l\u2019innovation, cr\u00e9er de nouveaux march\u00e9s et acc\u00e9l\u00e9rer la commercialisation des biens et services canadiens. Aux \u00c9tats-Unis, des organisations ax\u00e9es sur la mission telles que la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency, cr\u00e9\u00e9e en 1958 en r\u00e9ponse au lancement de Spoutnik par l\u2019Union sovi\u00e9tique) et l\u2019ARPA-E (Advanced Research Projects Agency-Energy, cr\u00e9\u00e9e en 2009) fonctionnent comme des interm\u00e9diaires du secteur public entre la science et l\u2019industrie pour mener des recherches de pointe. Comme l\u2019observe un r\u00e9cent document publi\u00e9 par le Forum des politiques publiques, \u00ab le mandat de la DARPA est de mener des initiatives \u201c\u00e0 haut risque et \u00e0 haute r\u00e9compense\u201d. Sa liste d\u2019\u00e9checs est sans doute plus longue que celle de ses succ\u00e8s, mais son effet net sur l\u2019innovation et la commercialisation aux \u00c9tats-Unis est profond <sup>24<\/sup>. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Exploiter et prot\u00e9ger nos id\u00e9es<\/h3>\n\n\n\n<p>Dans un monde o\u00f9 la valeur \u00e9conomique provient de plus en plus d\u2019actifs immat\u00e9riels, nous devons cr\u00e9er, exploiter et conserver davantage de propri\u00e9t\u00e9s intellectuelles au Canada. La r\u00e9alit\u00e9, cependant, est que le Canada est peu performant en termes de cr\u00e9ation de brevets et d\u2019investissements dans la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle sous forme de pourcentage du PIB. L\u2019investissement dans la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle repr\u00e9sentait 2,3 % du PIB canadien en 2005, mais il est tomb\u00e9 \u00e0 1,7 % au troisi\u00e8me trimestre de 2019. Cette situation contraste fortement avec celle des \u00c9tats-Unis, o\u00f9 l\u2019investissement dans la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle est pass\u00e9 de 3,6 % du PIB en 2005 \u00e0 4,8 % au quatri\u00e8me trimestre de 2019. Ces chiffres permettent d\u2019expliquer pourquoi aucune entreprise canadienne ne figure parmi les 200 plus grands investisseurs du secteur priv\u00e9 en R et D, selon les donn\u00e9es compil\u00e9es par Bloomberg. <br><br>Le domaine de l\u2019intelligence artificielle offre un exemple consternant du d\u00e9fi qui nous attend. Bien que l\u2019on sugg\u00e8re souvent que le Canada dispose d\u2019un avantage comparatif dans ce domaine en pleine expansion, la v\u00e9rit\u00e9 est que le Canada n\u2019appara\u00eet nulle part dans les d\u00e9p\u00f4ts de demande de brevet. La Chine, les \u00c9tats-Unis, l\u2019Allemagne, la France, le Royaume-Uni, le Japon et la Cor\u00e9e du Sud repr\u00e9sentent la quasi-totalit\u00e9 des d\u00e9p\u00f4ts de demande de brevet dans ce domaine<sup>25<\/sup>. Oui, le Canada peut pr\u00e9tendre \u00e0 une capacit\u00e9 de recherche et d\u00e9veloppement impressionnante en mati\u00e8re d\u2019intelligence artificielle, mais nous n\u2019avons pas encore r\u00e9ussi \u00e0 faire en sorte que cette capacit\u00e9 produise des r\u00e9sultats commerciaux substantiels et des entreprises de premier plan \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale.<br><br>Comment pouvons-nous renverser la vapeur? Une solution consisterait \u00e0 tirer le\u00e7on de l\u2019exp\u00e9rience des pays qui obtiennent de meilleurs r\u00e9sultats que le Canada en mati\u00e8re de production de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle. Par exemple, le German Patent and Trade Mark Office (DPMA) est un  fournisseur de services cl\u00e9 dans le domaine de la protection de la propri\u00e9t\u00e9 industrielle. Cet organisme a pour t\u00e2che principale d\u2019octroyer, d\u2019enregistrer, d\u2019administrer et de publier les droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, y compris les brevets, les mod\u00e8les d\u2019utilit\u00e9, les conceptions et les marques d\u00e9pos\u00e9es. L\u2019approche allemande, dont t\u00e9moigne le nombre de demandes de brevet d\u00e9pos\u00e9es par les instituts Fraunhofer, accorde beaucoup d\u2019importance \u00e0 la cr\u00e9ation et \u00e0 la conservation des brevets. Le DPMA joue un r\u00f4le de conseiller et de facilitateur proactif pour constituer un solide portefeuille de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle dans lequel les entreprises allemandes peuvent puiser. En revanche, le r\u00f4le du Bureau des brevets du Canada consiste essentiellement \u00e0 accorder des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et \u00e0 transmettre des connaissances et des informations g\u00e9n\u00e9rales sur la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Veiller \u00e0 ce que les march\u00e9s publics alimentent l\u2019innovation canadienne<\/h3>\n\n\n\n<p>Il y a actuellement peu de liens entre le programme du Canada en mati\u00e8re d\u2019innovation et les march\u00e9s publics, y compris en ce qui concerne les investissements dans les infrastructures et les capacit\u00e9s de d\u00e9fense de notre pays. Pour la plupart, ils sont trait\u00e9s comme des objectifs politiques distincts. Encourager l\u2019innovation locale n\u2019est tout simplement pas consid\u00e9r\u00e9 comme un objectif important dans les processus d\u2019approvisionnement, pas plus que ne l\u2019est la mise au point de technologies destin\u00e9es au march\u00e9 de l\u2019exportation.<br><br>Le Canada doit repenser les march\u00e9s publics afin qu\u2019ils deviennent non seulement un moyen d\u2019acqu\u00e9rir des biens et des services, mais aussi un moteur en mati\u00e8re d\u2019innovation et de croissance \u00e9conomique. Cela n\u00e9cessitera des ajustements financiers et politiques. En particulier, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral devrait permettre aux diff\u00e9rents minist\u00e8res et organismes responsables des march\u00e9s publics, notamment l\u2019Agence spatiale canadienne et le minist\u00e8re de la D\u00e9fense nationale, de soutenir l\u2019innovation ax\u00e9e sur les march\u00e9s publics. Des exemples pass\u00e9s d\u2019innovation canadienne r\u00e9ussie, tels que le Canadarm et le canola, ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de cette approche. <\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Soutenir les leaders canadiens<\/h3>\n\n\n\n<p>Les gouvernements ne peuvent pas se soustraire aux d\u00e9cisions concernant les r\u00e9sultats du march\u00e9 qu\u2019ils pr\u00e9f\u00e8rent et les objectifs \u00e9conomiques qu\u2019ils choisissent de privil\u00e9gier. La neutralit\u00e9 totale du march\u00e9 n\u2019est pas possible. La question pour le Canada n\u2019est donc pas de savoir s\u2019il est temps de mener une politique industrielle. Le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral d\u00e9pense d\u00e9j\u00e0 des milliards de dollars par an pour des programmes et des initiatives industrielles qui favorisent certains r\u00e9sultats du march\u00e9 plut\u00f4t que d\u2019autres. La question plus pratique est de savoir si nous devons nous en tenir \u00e0 la situation actuelle \u2015 une politique industrielle fragment\u00e9e et peu convaincante \u2015 ou adopter une strat\u00e9gie industrielle plus cibl\u00e9eet intentionnelle.<br><br>Les faits observ\u00e9s aux \u00c9tats-Unis, au Royaume-Uni, au Japon, en Allemagne et aux Pays-Bas semblent clairs : le mod\u00e8le post-COVID-19 comprendra un r\u00f4le plus actif de l\u2019\u00c9tat dans le soutien \u00e0 l\u2019innovation technologique et dans certains secteurs \u00e0 l\u2019int\u00e9reieur des fronti\u00e8res nationales. Un consensus politique bipartite \u00e0 Washington D.C., qui favorisait autrefois l\u2019engagement \u00e9conomique avec la Chine, a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 par un nouveau consensus qui consid\u00e8re la Chine comme une menace \u00e9conomique et g\u00e9opolitique en grande partie en raison de son leadership technologique \u00e9mergent. Par cons\u00e9quent, le Committee on Foreign Investment in the United States (CIFIUS) examine d\u00e9sormais de pr\u00e8s les investissements chinois et y impose des restrictions plus importantes. Cette \u00ab dissociation \u00bb signifie que les \u00c9tats-Unis soutiennent d\u00e9sormais vigoureusement leurs entreprises technologiques et qu\u2019ils financent et d\u00e9veloppent de nouvelles capacit\u00e9s pour devenir autonomes d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre de la cha\u00eene d\u2019approvisionnement.<br><br>En 2019, le ministre allemand de l\u2019\u00c9conomie a pr\u00e9sent\u00e9 une s\u00e9rie de propositions pour une nouvelle strat\u00e9gie industrielle, notamment la cr\u00e9ation d\u2019un fonds d\u2019investissement d\u2019\u00c9tat qui interviendrait pour emp\u00eacher les rachats \u00e9trangers d\u2019entreprises allemandes de premier plan. <br>\u00ab Il faut red\u00e9finir la politique industrielle de l\u2019Allemagne afin que l\u2019industrie reste un noyau fort de l\u2019\u00e9conomie allemande \u00bb, a indiqu\u00e9 le ministre allemand de l\u2019\u00c9conomie et de l\u2019\u00c9nergie, citant la num\u00e9risation, les changements climatiques et l\u2019\u00e9volution d\u00e9mographique comme des forces cl\u00e9s qui mettent en p\u00e9ril la comp\u00e9titivit\u00e9 allemande.<br><br>Entre-temps, la Commission europ\u00e9enne a \u00e9tabli un cadre pour \u00e9laborer une s\u00e9rie de missions intersectorielles telles que la cure du cancer, l\u2019adaptation aux changements climatiques, l\u2019\u00e9cologisation des villes et la sant\u00e9 des oc\u00e9ans. En janvier dernier, elle a annonc\u00e9 un nouvel accord \u00e9cologique ambitieux dont l\u2019objectif est d\u2019atteindre la carboneutralit\u00e9 d\u2019ici 2030. Le plan consiste \u00e0 investir dans des technologies propres, \u00e0 aider l\u2019industrie \u00e0 innover, \u00e0 mettre en place des formes de transport priv\u00e9 et public moins polluantes, moins co\u00fbteuses et plus saines, \u00e0 \u00ab d\u00e9carboniser \u00bb le secteur de l\u2019\u00e9nergie et \u00e0 faire en sorte que les b\u00e2timents soient moins \u00e9nergivores. Pour sa part, le gouvernement britannique a d\u00e9fini une strat\u00e9gie industrielle bas\u00e9e sur quatre grands d\u00e9fis : l\u2019essor de l\u2019intelligence artificielle et des donn\u00e9es, les besoins d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 vieillissante, la  croissance propre et l\u2019avenir de la mobilit\u00e9.<br><br>Il y a lieu de se demander si une telle d\u00e9marche serait bonne pour le Canada. Une strat\u00e9gie industrielle ax\u00e9e sur les secteurs ayant un avantage comparatif \u2015 tels que l\u2019agroalimentaire, l\u2019\u00e9nergie et les \u00e9nergies renouvelables, les soins de sant\u00e9 et les sciences de la vie\/biosciences et la fabrication de pointe \u2015 aiderait-elle les Canadiens \u00e0 mieux exploiter leurs forces et leur donnerait-elle les outils dont ils ont besoin tirer leur \u00e9pingle du jeu \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale? Certes, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral a annonc\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es une s\u00e9rie de programmes nouveaux (ou remani\u00e9s) ax\u00e9s sur l\u2019innovation, notamment l\u2019initiative des supergrappes, le Fonds strat\u00e9gique pour l\u2019innovation et Solutions innovatrices Canada. Mais \u00e9tant donn\u00e9 la vitesse \u00e0 laquelle les autres pays \u00e9voluent, il est peut-\u00eatre temps de proc\u00e9der \u00e0 un examen beaucoup plus rigoureux, exhaustif et r\u00e9fl\u00e9chi de notre bo\u00eete \u00e0 outils actuelle.<br><br>Pour voir comment cela pourrait fonctionner dans la pratique, prenons comme exemple le secteur de l\u2019\u00e9nergie et des \u00e9nergies renouvelables. Le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral pourrait en faire davantage pour positionner le Canada comme un chef de file dans la transition vers une \u00e9conomie \u00e0 faibles \u00e9missions de carbone, notamment en favorisant les exportations de produits et de technologies qui permettraient \u00e0 d\u2019autres pays de r\u00e9duire leurs \u00e9missions. Cela pourrait contribuer \u00e0 maximiser la valeur des ressources du Canada, tout en r\u00e9duisant son empreinte \u00e9cologique. Une strat\u00e9gie industrielle qui soutiendrait la recherche du secteur priv\u00e9, l\u2019adoption \u00e0 moindre co\u00fbt de technologies \u00e0 faibles \u00e9missions de carbone et le d\u00e9ploiement \u00e0 plus grande \u00e9chelle de technologies prometteuses pourrait g\u00e9n\u00e9rer des avantages \u00e9conomiques et environnementaux consid\u00e9rables.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Conclusion<\/h2>\n\n\n\n<p>Depuis des ann\u00e9es, les \u00e9conomistes et les analystes politiques s\u2019inqui\u00e8tent du ralentissement de la croissance \u00e9conomique au Canada. D\u2019innombrables \u00e9tudes et rapports sont parvenus \u00e0 des conclusions similaires : la population de notre pays vieillit, la croissance de la productivit\u00e9 de notre main-d\u2019oeuvre est inf\u00e9rieure \u00e0 celle de nombreux autres pays industrialis\u00e9s et nous prenons du retard lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019attirer et de retenir les investissements des entreprises. Il y a un an, le Groupe de travail sur l\u2019avenir \u00e9conomique du Canada du Conseil canadien des affaires a fait une mise en garde indiquant qu\u2019avec le temps, ces tendances menaceraient s\u00e9rieusement le niveau et la qualit\u00e9 de vie des Canadiens. \u00ab Une croissance \u00e9conomique plus lente \u00e0 long terme \u00bb, a indiqu\u00e9 le groupe de travail dans son rapport final, \u00ab signifiera in\u00e9vitablement moins de possibilit\u00e9s pour nos enfants et petits-enfants, des taux de ch\u00f4mage plus \u00e9lev\u00e9s et moins d\u2019argent pour les services publics qui nous sont chers tels que les soins de sant\u00e9, l\u2019\u00e9ducation et le transport \u00bb. <br><br>Ce constat semblait d\u00e9courageant \u00e0 l\u2019\u00e9poque, mais la pand\u00e9mie de COVID-19 n\u2019a fait qu\u2019exacerber les difficult\u00e9s auxquelles l\u2019\u00e9conomie canadienne est confront\u00e9e. Nous sommes entr\u00e9s en 2020 avec un taux de ch\u00f4mage national de 5,5 %; il est maintenant de 9 %. Le d\u00e9ficit budg\u00e9taire f\u00e9d\u00e9ral en 2020-2021 devait initialement atteindre les 28,1 milliards de dollars, or il est maintenant en voie d\u2019atteindre au moins les 343 milliards de dollars. Des milliers de petites entreprises ont \u00e9t\u00e9 pouss\u00e9es au bord du gouffre, des industries enti\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 perturb\u00e9es et de nombreuses villes sont confront\u00e9es \u00e0 des difficult\u00e9s budg\u00e9taires. En bref, l\u2019\u00e9conomie canadienne est plus fragile maintenant qu\u2019elle ne l\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 depuis les ann\u00e9es 1930.<br><br>Pour sortir de cet ab\u00eeme, une seule solution : les d\u00e9cideurs politiques canadiens doivent agir de mani\u00e8re d\u00e9cisive pour renforcer le potentiel \u00e9conomique du pays et cr\u00e9er les conditions propices \u00e0 une croissance \u00e0 long terme. De toute \u00e9vidence, il n\u2019existe pas de solution miracle. Pour s\u2019attaquer aux causes sous-jacentes du malaise \u00e9conomique du Canada, il faudra de l\u2019ambition, du leadership et beaucoup de travail. Nous devons reconna\u00eetre en toute franchise nos faiblesses, rejeter la complaisance et nous r\u00e9soudre \u00e0 faire du Canada le pays qu\u2019il peut \u00eatre, soit le meilleur endroit au monde o\u00f9 vivre, travailler, investir et prosp\u00e9rer. <br><br>Pour b\u00e2tir un avenir florissant pour les Canadiens, il faudra agir sur trois fronts : les gens, les capitaux et les id\u00e9es.<br><br><strong>Les gens : <\/strong>Nous devons cultiver et am\u00e9liorer notre capital humain en d\u00e9veloppant un effectif agile, en aidant davantage les jeunes Canadiens et Canadiennes \u00e0 se b\u00e2tir une carri\u00e8re enrichissante, et en nous appuyant sur le succ\u00e8s de notre syst\u00e8me d\u2019immigration pour faire de notre pays un p\u00f4le d\u2019attraction encore plus irr\u00e9sistible pour les talents internationaux.<br><br><strong>Les capitaux : <\/strong>Nous devons intensifier les investissements des entreprises en adoptant une strat\u00e9gie ax\u00e9e davantage sur les infrastructures, en renfor\u00e7ant le commerce interprovincial, en supprimant les obstacles r\u00e9glementaires inutiles et en veillant \u00e0 ce que notre syst\u00e8me fiscal soit comp\u00e9titif \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale.<br><br><strong>Les id\u00e9es :<\/strong> Dans un monde o\u00f9 la cr\u00e9ation de richesse repose sur la connaissance et l\u2019innovation, nous devons mieux rentabiliser notre recherche, prot\u00e9ger notre propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, tirer parti du potentiel des march\u00e9s publics et mettre en oeuvre une strat\u00e9gie industrielle r\u00e9fl\u00e9chie qui tire parti des atouts nationaux du Canada pour r\u00e9ussir sur le march\u00e9 mondial.<\/p>\n\n\n\n<p>Au cours des prochains mois, le Conseil des affaires s\u2019adressera \u00e0 des experts politiques, des partenaires et des intervenants dans tout le pays. Nous solliciterons leurs conseils et leur contribution alors que nous nous effor\u00e7ons de d\u00e9finir la voie \u00e0 suivre fond\u00e9e sur des recommandations concr\u00e8tes et d\u00e9taill\u00e9es dans chacun des domaines prioritaires relev\u00e9s dans le pr\u00e9sent document. Dans un m\u00eame temps, nous \u00e9laborerons des recommandations sur la voie \u00e0 suivre pour que le pays atteigne l\u2019objectif z\u00e9ro \u00e9mission nette de GES d\u2019ici 2050 \u2015 un objectif qui exigera une capacit\u00e9 financi\u00e8re, une maind\u2019oeuvre qualifi\u00e9e et l\u2019engagement manifeste des secteurs de l\u2019\u00e9nergie et des ressources du Canada \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019innovation.<br><br>Ce n\u2019est qu\u2019en travaillant ensemble, comme l\u2019ont fait les gens et leurs gouvernements pour faire face \u00e0 la crise de la COVID-19, que nous pourrons atteindre nos objectifs communs. Nous sommes convaincus que les Canadiens et Canadiennes peuvent relever ce d\u00e9fi.<\/p>\n","protected":false},"featured_media":8230,"template":"","post_types":[102],"topics":[73,86,78,76,77,67],"class_list":["post-6723","report","type-report","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","post_types-rapports"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.1.1 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Propulser une reprise vigoureuse | Business Council of Canada<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/thebusinesscouncil.ca\/fr\/rapport\/propulser-une-reprise-vigoureuse\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Propulser une reprise vigoureuse | Business Council of Canada\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Le d\u00e9fi Pour les Canadiens et Canadiennes, la pand\u00e9mie de COVID-19 est une situation d\u2019urgence \u00e9conomique et sanitaire qui ne survient qu\u2019une fois dans une vie et qui a exacerb\u00e9 les faiblesses structurelles de notre \u00e9conomie. 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